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FUTURELIGHT, le nouveau standard de l'industrie du plein-air

Mis à jour : janv. 10

Si vous êtes un amateur de plein-air, vous avez probablement entendu parler cet automne de la nouvelle technologie Futurelight de la compagnie The North Face. Ce produit qu’on nous vend comme révolutionnaire a fait bien du bruit sur le marché, mais semble encore incompris par certains. Nous essaierons ici de décortiquer le tout et de voir en quoi TNF veut une fois de plus établir un nouveau standard dans l’industrie.


Respirabilité

Voici le premier mot qu’on doit retenir du Futurelight. Un des athlètes d’escalade chez The North Face s’est posé les questions suivantes après avoir passé la journée à jouer avec ses couches de vêtements afin de demeurer au sec : ‘’ Et si nous avions des vêtements vivants ? Et si nous possédions de l’équipement qui nous tenait au sec sous la pluie, au chaud dans le froid et respirait quand nous en avons de besoin? ‘’


N’importe quel adepte de plein-air s’est déjà retrouvé en milieu sauvage avec une coquille imprégnée par sa propre transpiration, rendant la journée inconfortable. Faire un vêtement imperméable et chaud est assez simple. Mettez votre main dans un sac de plastique puis passez-là sous l’eau. Après quelques minutes, votre main deviendra mouillée, non pas à cause de l’eau qui provient de l’extérieur, mais à cause de la transpiration que votre corps produit. Se retrouver au grand air avec ce genre d’imperméabilité est un problème puisque votre transpiration rend la journée inconfortable et qu’elle devient une source d’accélération pour l’hypothermie.




Depuis quelques années, certaines membranes sont apparues sur le marché afin de contrer le problème. Il n’en demeure pas moins qu’elles avaient leurs limites et qu’après une journée d’efforts intenses, les vêtements devenaient quand même détrempés. Et voilà qu’arrive le Futurelight ! Avec un procédé appelé nanospining (et non une membrane), The North Face réussi maintenant à rendre les vêtements pratiquement 100% imperméable, avec une respirabilité qui est de loin supérieure aux membranes déjà existantes.


Est-ce que ça fonctionne ? Nous avons eu la chance d’essayer les manteaux et pantalons l’hiver dernier lors du tournage de notre websérie Nos Montagnes Notre Culture. Alors que nous étions arrêtés après une intense ascension dans un secteur très isolé des Chic-Chocs, un de nos accompagnateurs qui ne savait pas que nous portions du Futurelight, a remarqué que nos vêtements ne glaçaient pas au froid, alors que sa coquille d’une marque concurrente était gelée au niveau du capuchon, des plis de coudes et du dos. De son côté, notre équipe était au sec et confortable dans ses vêtements. Ce n’était plus un doute pour personne, le Futurelight, ça fonctionne.


photo de l'ascension


Confort

Voici le prochain mot qu’on doit retenir. Les membranes qui rendent les vêtements imperméables et respirants sont imprégnées à l’intérieur de ceux-ci. Les tissus dans lesquelles les membranes peuvent être appliquées sont limités et souvent peu flexibles. On se retrouve alors avec des habits rigides et moins confortables. La technologie du nanospining vient régler le problème puisqu’elle s’applique à n’importe quel tissu, sans exception. Vous vous retrouvez donc avec des vêtements excessivement souples qui ne limitent plus vos mouvements et qui ne vous irritent plus le menton (les skieurs et randonneurs comprendront). En bonus, cette technologie permet d'utiliser des tissus écoresponsables.




Et la solidité dans tout ça ?

Le fait que les vêtements soient plus souples peut donner l'impression qu'ils sont plus fragiles. Pour les septiques, notez que l’alpiniste Québécois Gabriel Filippi portait des vêtements Futurelight lors de son ascension de Everest et de Lhotse en mai dernier. Ses vêtements sont revenus pratiquement intacts, ce qui prouve la robustesse du produit. Nous avons eu la chance de les voir de nos propres yeux.




Qu'est-ce qu'il faut retenir ?

The North Face a réussi à rendre les manteaux et pantalons Futurelight beaucoup plus respirants que ce que le reste du marché offre. De plus, avec la technologie du nanospining, la compagnie n’est plus limitée à confectionner les vêtements avec un nombre limité de tissus, ce qui fait que les nouveaux habits de plein-air sont beaucoup plus confortables que les vêtements des autres compétiteurs.


Maintenant, que nous réserve le futur avec cette technologie ? Des souliers en Futurelight ? Des tentes d'hiver en Futurelight ? Gageons que The North Face ne s'en tiendra pas uniquement aux vêtements d'hiver avec cette technologie révolutionnaire.



Pierre-Luc Cartier | SBCQ

MERCI À NOS PATENAIRES